Quand un nutritionniste, un herboriste et un spirulinier se rencontrent…

Spiruline en paillettes

Le 6 février dernier, Christophe avait rendez-vous au cœur de Nyon avec Dominique Habegger, nutritionniste chez Dynaform, et Roberto Leverone, droguiste et herboriste, de l’Herboristerie du Jura. L’idée était, en toute objectivité, d’échanger sur la spiruline suisse et de recueillir les avis des uns et les expériences des autres. S’est ensuivie une discussion à bâton rompu, engagée et animée. Retour sur quelques propos.

D’un côté, il y a Roberto Leverone. Le droguiste conseille depuis des années déjà de la spiruline à ses clientes. Au féminin oui, car pour la plupart, elles viennent chercher une alternative naturelle à leurs carences en fer. Règles abondantes, fatigue, mauvaise absorption de l’élément sont parmi les raisons de l’achat. «  La population est sensible au bio ainsi qu’au régional. Je leur parle alors de spiruline. Cela évoque généralement quelque chose. » Dominique Habegger, lui, est dans une tout autre démarche, mais s’inscrit en complémentarité. « Je ne recommande pas de produits de synthèse, mais uniquement des changements dans l’alimentation. Si des carences existent, je donne des pistes, mais je laisse toujours le choix. Je travaille beaucoup avec Roberto. Je ne me substitue pas au commerçant. »

Chez Spiruline SwissMade, ce que nous recherchons, de par cet entretien, ce ne sont pas des intermédiaires pour vendre nos sachets. Mais bel et bien obtenir des avis professionnels sur la spiruline. Et éventuellement de pouvoir aiguiller nos clients désireux d’en savoir plus. Un positionnement qui correspond totalement aux deux parties présentes.

Arrive alors un débat des plus intéressants… Dominique Habegger est catégorique. Il ne recommande pas de complément. Donc pas de spiruline ? La réponse n’est pas aussi facile que ça… Les explications du nutritionniste. « Dans la diététique du bassin alimentaire de la région lémanique, la spiruline n’existe pas. C’est un fait. Chaque région avait, autrefois, sa diététique, donc ses spécificités physiques, des tubes digestifs différents, etc. Aujourd’hui, tout est chamboulé. L’Europe alimentaire n’a plus vraiment de barrières. Mais c’est surtout l’appauvrissement des aliments issus de l’hybridation qui pose problème. Il va falloir pallier à ces carences, d’une façon ou d’une autre. En tant qu’omnivore nous avons tout sous la main. À condition que nos aliments aient des teneurs nutritionnelles adéquates. Et ce n’est clairement plus le cas. Alors, quitte à amener de nouveaux produits naturels dans mes recommandations, la spiruline peut être une alternative. » De complément, la spiruline pourrait alors passer à nutriment ?

Sur ce sujet, chez Spiruline SwissMade, nous ne nous positionnons pas. Mais ce qui est certain, c’est que nos rejoignons parfaitement Dominique Habegger — et Roberto Leverone — sur le besoin d’authenticité de l’aliment. C’est pourquoi notre spiruline est au plus proche de ses racines, et respecte son cycle naturel. Loin de nous l’idée de la booster.

Le débat est donc lancé. Et à suivre. Complément, aliment, chacun se forgera son idée. Dominique et Roberto repartent avec un sachet à tester. Et à s’approprier. Toute la philosophie du tandem de Spiruline SwissMade !